Metropolis: un congrès «déterminant» pour l’avenir des grandes villes du monde

Metro Montreal

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Du 19 au 22 juin, Montréal accueille au Palais des congrès le 12e congrès de Metropolis, une affiliation mondiale qui réunit plus d’une centaine de maires de partout sur la planète. Ces élus, accompagnés par des centaines de conférenciers, échangeront dans la métropole québécoise sur les grands défis à venir et leur mise en œuvre. Explications.

Qu’est-ce que Metropolis?
Le premier congrès de Metropolis a été organisé en 1985 à Montréal à l’initiative de Michel Giraud, alors président de la Région Ile-de-France, avec 14 membres fondateurs (Abidjan, Addis-Abeba, Barcelone, Buenos Aires, Le Caire, Colombo, Ile-de-France, Londres, Los Angeles, Mexico, Montréal, New York, Tokyo et Turin). Metropolis s’est donné pour however de favoriser les échanges entre les maires des principales métropoles sur divers sujets : gouvernance, innovation et projets de développement sturdy, environnemental, économique, social et culturel. Des élus provenant de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe, de l’Amérique latine, du Nord et du Sud se réunissent dans le cadre d’un congrès mondial tous les trois ans environ et adoptent en général un plan d’motion pour les années suivantes.

Qui sera présent?
Près de 140 maires de différents continents sont attendus à Montréal cette semaine. Parmi eux, Anne Hildago (Paris), Rahm Emmanuel (Chicago), Michael Müller (Berlin), Miguel Angel Mancera (Mexico), Helen Fernandez (Caracas), Ron Huldai (Tel Aviv), Rose Christiane Ossouka Raponda (Libreville), ou encore Horacio Rodriguez Larreta (Buenos Aires). Denis Coderre, maire de Montréal, présidera ce discussion board, qui va également accueillir environ 1000 délégués et 200 conférenciers, dont Alexandre Taillefer, l’homme d’affaires québécois, fondateur de Téo Taxi.

Quels sont les objectifs?
Durant ce congrès, les membres vont notamment se pencher sur deux dossiers: le nouveau management des métropoles et la façon de bâtir des villes inclusives. «On arrive dans une conjoncture où on réalise de plus en plus l’significance du management social des villes qui sont capables de faire bouger les agendas et qui favorisent le développement social et économique, automotive les villes sont directement au contact des citoyens», affirme Monique Leroux, présidente du conseil d’administration de ce 12e congrès de Metropolis. Selon l’ex-dirigeante du Mouvement Desjardins, les métropoles peuvent s’inspirer des réalisations de chacune d’entre elles. «Lorsqu’on parle de l’arrivée d’immigrants, Montréal peut, par exemple, voir, avec Metropolis, ce qu’il se fait à Paris, Shanghai ou Sydney», reprend la femme d’affaires, qui se dit très «fébrile» avant le début de cette assemblée. Durant ce congrès, les questions d’innovation, de mobilité et d’infrastructures intelligentes et électriques seront également abordées.

Les enjeux climatiques en tête
Au cours des prochains jours, les récents propos de Donald Trump sur l’environnement seront une nouvelle fois sur toutes les lèvres. La semaine passée, Denis Coderre affirmait notamment que ce congrès permettra de «démontrer encore que tous les maires de l’ensemble des continents vont prendre une commune mesure pour renforcer notre place au niveau de l’Accord de Paris». Après la décision du président des États-Unis de se retirer de cet accord historique pour lutter contre les changements climatiques, Metropolis pourrait accoucher d’une «grande déclaration». «Il est trop tôt pour dire ce qu’il va se passer, mais c’est évident, ce sujet sera abordé, estime Monique Leroux, qui s’attend à ce que les différents maires se rencontrent en privé pour faire se parler de leurs objectifs. Je crois même que ce congrès va être déterminant et aura une portée importante.»


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